
Cette chronique a Ă©tĂ© diffusĂ©e dans l’Ă©mission « Chroniques 123 » de janvier 2021 proposĂ©e par le podcast Proxi-Jeux. Elle a Ă©tĂ© co-Ă©crite avec Hammer.
1666âŠ. une annĂ©e qui ferait frissonner les plus superstitieux dâentre nous. Une annĂ©e qui ne nous Ă©voque pas forcĂ©ment grand chose Ă nous petits frenchies amateurs de cuisses de grenouille.
Mais pour nos voisins grands-britons, pas de doute 1666 est une annĂ©e qui rĂ©sonne parce quâelle a connu un Ă©vĂ©nement particuliĂšrement destructeur pour la capitale anglaise. En eïŹet, en septembre 1666 un terrible incendie va ravager pendant plusieurs jours le centre de Londres. Ce fait divers va Ă©galement rĂ©vĂ©ler les peurs et luttes politiques de lâĂ©poque, entre fausses accusations, xĂ©nophobies et conïŹits entre le pouvoir royal et le pouvoir de la ville. Enfin, il va ĂȘtre le point de dĂ©part Ă une reconstruction de la ville qui s’Ă©grĂšne sur plusieurs dĂ©cennies, voire siĂšcles.
Le grand incendie de 1666 est aussi le point de dĂ©part dâun jeu de Martin Wallace dans lequel les joueuses, de 2 Ă 4, incarneront justement ces urbanistes et architectes en charge de la reconstruction de la capitale. Un jeu assez logiquement nommĂ© Londres, Ă©ditĂ© originellement en 2010 par Treefrog Games, puis rĂ©-Ă©ditĂ© en 2017 par Osprey Games, la version française Ă©tant parue en 2019 chez Origames. Il est illustrĂ© par Mike Atkinson, Natalia Borek, PrzemysĆaw Sobiecki. Direction le cĆur de Londres, ses quartiers populaires et commerçants, pour la reconstruction dâune des plus grandes capitales europĂ©ennes.
Lâincendie
Le dimanche 2 septembre 1666, le feu dĂ©marre aprĂšs minuit dans une boulangerie de Pudding Lane, dont le propriĂ©taire est Thomas Farriner. Lâincendie, probablement au dĂ©part une Ă©tincelle qui serait tombĂ©e sur une botte de paille, se dĂ©place vers lâOuest de la CitĂ© et prend vite beaucoup dâampleur.
Alors que le roi Charles II ordonne le mise en place dâun coupe feu et la destruction des maisons, Le Lord Maire, Thomas Bloodworth, qui a tout pouvoir dans la citĂ©, refuse dâutiliser cette technique (et oui il avait peur des futures plaintes des propriĂ©taires). Il juge alos lâincendie « mineur ».
Le coupe-feu est finalement mis en place mais un vent violent sâest levĂ© ; de plus les dĂ©molitions sont devenues impossibles car les rues sont dĂ©sormais bloquĂ©es par la population qui fuit emportant meubles âŠ. Lâincendie devient hors de contrĂŽle.
Lundi 3 septembre, lâincendie se propage, seule la rive sud est Ă©pargnĂ©e grĂące Ă la Tamise. Le vent ramĂšne les ïŹammes au cĆur de la CitĂ© oĂč se trouve le Royal Exchange (bourse et centre commercial) qui sâembrase.
Une rumeur enïŹe alors : lâincendie ne serait pas accidentel mais le fait dâune conspiration. On accuse les Français et les Hollandais dâavoir allumĂ© le feu et la population lynche les Ă©trangers qui se trouvent sur son passage. Alors que le Lord Maire quitte Londres, le roi passe outre les autoritĂ©s de la CitĂ© et son frĂšre patrouille dans les rues pour maintenir lâordre et aider les Ă©trangers.
Le mardi 4 septembre est la journĂ©e la plus terrible. MalgrĂ© les eïŹorts du roi et du duc dâYork, lâincendie continue dâavancer : la CitĂ© est complĂštement dĂ©truite ainsi que la cathĂ©drale Saint Paul. La tour de Londres est aussi menacĂ©e : le roi ordonne lâexplosion au canon des maisons qui se trouvent autour pour la protĂ©ger. Lâincendie traverse la Fleet, riviĂšre qui coule Ă lâouest de la CitĂ© et menace Whitehall oĂč se tient la Cour.
Le mercredi 5 septembre, le vent tombe enfin et lâincendie qui se dirige vers lâest se termine aussi grĂące Ă des coupe-feu efficaces.
Dans la nuit, les londoniens voient une lumiĂšre dans le ciel et croient que 50 000 immigrants français et hollandais marchent sur les rescapĂ©s ! Les violences recommencent dans les rues. Le roi a peur dâun soulĂšvement (Charles II a une mĂšre française, il a Ă©tĂ© en exil en France Ă la cour de Louis XIV et son pĂšre a Ă©tĂ© dĂ©capitĂ©).
Le bilan matĂ©riel est Ă©valuĂ© Ă environ 10 MÂŁ. On estime quâont Ă©tĂ© incendiĂ©s 1300 maisons, 87 Ă©glises, la cathĂ©drale Saint Paul, la majoritĂ© des Ă©difices publics de la citĂ©, 44 maisons de guildes, plusieurs prisons, 3 portes de la CitĂ©.
Le bilan humain paraĂźt moins lourd : on dĂ©nombre officiellement 10 victimes mais avec la chaleur de lâincendie de nombreuses victimes ont Ă©tĂ© rĂ©duites en cendre et non comptabilisĂ©es. En revanche, on compte plus de morts dans les campements provisoires oĂč sâentasse la population chassĂ©e de la CitĂ© aprĂšs lâincendie. Il y a en eïŹet entre 70 000 et 80 000 londoniens sans maison.
Thomas Farriner, le boulanger chez qui lâincendie a dĂ©marrĂ©, nâest pas mort dans lâincendie, il a fui avec sa famille par les toits. Il nâest pas inquiĂ©tĂ© et signera mĂȘme le projet de loi accusant un français dâavoir dĂ©clenchĂ© lâincendie : Robert Hubert qui sâĂ©tait accusĂ© avouera sous la torture alors quâil ne se trouvait pas en Angleterre le 2 septembre. Hubert fut pendu Ă Tyburn en octobre 1666. Et oui, le nationalisme et la xĂ©nophobie sont forts envers les catholiques ; le roi lui-mĂȘme est soupçonnĂ© dâavoir voulu punir le peuple de Londres pour avoir exĂ©cutĂ© son pĂšre.
En 1667, une fois les tensions retombées, le feu fut attribué « à la main de Dieu, le vent et une saison sÚche ».
Dans Londres le jeu, le grand incendie nâest pas un Ă©lĂ©ment du jeu lui-mĂȘme. Il est le point de dĂ©part de la partie, le prĂ©texte historique justifiant les actions des joueuses architectes. Câest un Ă©vĂ©nement trĂšs important dans lâhistoire de lâAngleterre, qui a une dimension symbolique trĂšs forte.
La reconstruction
Le jeu Londres propose 3 Ă©poques de jeu, figurĂ©es par 3 paquets de cartes, car en rĂ©alitĂ© la reconstruction sâest Ă©tendue de la fin du XVIIĂš siĂšcle Ă la fin du XIXĂš siĂšcle. Ces cartes reprĂ©sentent des bĂątiments, monuments, constructions ou encore des commerçants et artisans, des guildes. Ces cartes que lâon a en main sont les Projets urbains que lâon choisit de dĂ©velopper.
La reconstruction sâamorce quant Ă elle avec le âRebuilding of London Act 1666â adoptĂ© en fĂ©vrier 1667 pour Ă©tablir les rĂšgles Ă respecter dans la construction des bĂątiments
Plusieurs plans sont proposĂ©s. Certains auraient voulu que Londres devienne un centre urbain magnifique avec de larges places, de larges avenues comme le plan conçu par John Evelyn ou de Christopher Wren ; câĂ©tait une rĂ©organisation radicale de la ville (cette grille sera adoptĂ©e Ă Philadelphie). Mais beaucoup dâartisans ont quittĂ© la ville et il faut aller vite pour les reloger. De plus, la reconstruction Ă©tait financĂ©e par des intĂ©rĂȘts privĂ©s impatients !
En octobre 1666, le roi et la ville ont nommĂ© des commissaires dont Christopher Wren, pour surveiller le respect des nouvelles rĂšgles de construction : largeur des rues, maisons en briques, en pierre ; hauteur rĂ©duite des maisons, Ă©paisseurs des murs, utilisation du chĂȘne qui brĂ»le moins vite, balcons pour faciliter le sauvetageâŠ. avec plus dâhygiĂšne. Mais, pour aller plus vite, on garde le tracĂ© des anciennes rues qui sont Ă©largies et les quais sont rendus plus accessibles.
Ce Christopher Wren dont le nom est intimement liĂ© Ă Londres est un architecte incontournable de cette reconstruction. Ce nâest donc pas un hasard quâil constitue lâune des cartes spĂ©ciales du jeu qui donne Ă celle qui la joue un pouvoir puissant.
En fĂ©vrier 1667, la reconstruction dĂ©bute. Le pouvoir royal crĂ©e le corps des âsurveyorsâ qui devaient veiller au respect des exigences et mettre des amendes. Mais, ils ne furent pas remplacĂ©s et la loi ne fut pas toujours appliquĂ©e.
Dans Londres, le jeu, les joueuses s’attĂšlent Ă la rĂ©novation des districts (Battersea, Hamptead, Kensington) dont elles font lâacquisition, chaque nouveau terrain achetĂ© venant remplacer le prĂ©cĂ©dent. Et parallĂšlement, elles dĂ©veloppent leurs Projets urbains en posant les cartes bĂątiments, monuments, commerçants, qui rapportent parfois des points de prestige et qui ont trĂšs souvent des eïŹets. Bien entendu, ces eïŹets sont en lien avec le libellĂ© de la carte : ainsi les commerçants et guildes vous rapportent de lâargent, les bĂątiments industriels drainent de la pauvretĂ© (on va vous en reparler), les monuments rapportent des points de prestige.

Parmi les cartes monuments, on trouve bien entendu la cathĂ©drale Saint Paul ( 6 points de prestige) dont la reconstruction est confiĂ©e Ă Wren. Il faut 35 annĂ©es pour achever se reconstruction : lâarchitecture est un mĂ©lange de classicisme et de baroque, la coupole est inspirĂ©e des coupoles de Saint Pierre et des Invalides. Cette coupole est une vraie prouesse avec notamment une galerie des murmures (les mots chuchotĂ©s sâentendent sur le cĂŽtĂ© opposĂ© Ă 34 m). Wren ayant vĂ©cu jusquâĂ 91 ans, il put voir don Ćuvre terminĂ©e.
Rapporte Ă©galement 4 points de victoire le monument commĂ©moratif Ă©rigĂ© lĂ encore par Wren prĂšs de Pudding Lane Ă lâinitiative du roi. En 1668, les accusations portĂ©es contre les catholiques ou papistes y sont gravĂ©es ; elles ne disparaĂźtront quâen 1830.
Vos projets urbains, vous pouvez en développer autant que vous le souhaitez : vous pouvez les empiler sur vos anciens projets ou encore créer de nouvelles piles. Plus vous aurez de piles, plus vous pourrez tirer les bénéfices de ces projets lorsque vous les activez. Mais attention : à trop mener de projets en parallÚle, vous vous exposez à augmenter la pauvreté dans vos Districts.
La pauvreté à Londres
Car sâil est un Ă©lĂ©ment qui est, lui, bien prĂ©sent dans le jeu de Martin Wallace, câest la pauvretĂ©. Vous savez, ces petits cubes noirs menaçants qui nâarrĂȘtent pas de venir sâajouter Ă votre rĂ©serve personnelle, et dont il vous faudra avoir moins que les autres joueuses autour de la table, sous peine de perdre des points en fin de partie. Vous serez probablement Ă l’aïŹĂ»t des cartes qui vous permettront Ă lâoccasion de remettre dans la rĂ©serve gĂ©nĂ©rale un ou deux de ces vilains petits cubes, ou Ă lâinverse dâen refiler Ă vos petits camarades. Et la pauvretĂ© en Angleterre, et Ă Londres en particulier, câest bien un problĂšme social prĂ©gnant Ă lâĂ©poque reprĂ©sentĂ©e dans le jeu.
Le pays fut en eïŹet lâun des premiers Ă instaurer un systĂšme de charitĂ© publique, distribuĂ©e au niveau local mais dĂ©finie par un cadre juridique national. Deux lois (de 1597 et de 1601) rĂ©gissent la distribution de lâaide, dont lâorganisation est confiĂ©e aux paroisses, grĂące Ă des fonds rĂ©coltĂ©s localement et allouĂ©s aux rĂ©sidents. MalgrĂ© ce cadre lĂ©gislatif, les variations rĂ©gionales sont importantes, et Ă Londres la multiplicitĂ© des autoritĂ©s locales dans cette ville dĂ©jĂ immense pour lâĂ©poque ne fait que compliquer la gestion de la pauvretĂ©. Deux types de pratiques coexistent tout au long de la pĂ©riode : lâoutdoor relief, lâassistance dispensĂ©e au domicile des nĂ©cessiteux, et lâindoor relief, lâaide distribuĂ©e dans des Ă©tablissements fermĂ©s, ceux que Charles Dickens dĂ©crira dans son roman Oliver Twist.
La volontĂ© des autoritĂ©s dâinstitutionnaliser lâaide aux plus dĂ©munis grĂące Ă des fonds publics est en soi tout Ă fait louable, mais au XVIIIe siĂšcle la classe bourgeoise sâinquiĂšte du coĂ»t grandissant de cette charitĂ© dâĂ©tat et attribue la pauvretĂ© de certains Ă de mauvaises habitudes de vie ou Ă de la simple paresse. Il y a donc une volontĂ© de rendre cette charitĂ© institutionnelle la moins attractive possible, pour que les pauvres ne la recherchent pas aussi systĂ©matiquement. En 1722, une loi est passĂ©e qui autorise les paroisses Ă fournir de lâaide aux plus dĂ©munis dans des âmaisons de travailleursâ spĂ©cialement bĂąties pour eux. En 1776, Londres compte environ 90 de ces maisons, qui abritent plus de 15000 locataires. Les pauvres y vivent dans des pavillons unisexes et les valides doivent sâacquitter de toutes sortes de tĂąches ingrates, par exemple du filage ou de la couture.
La vie dans les maisons de travail varie Ă©normĂ©ment dâune paroisse Ă lâautre. Certaines sont propres et sont des refuges confortables pour les pauvres. Beaucoup procurent de lâĂ©ducation, prennent soin de la santĂ© de leurs pensionnaires et leur fournissent des vĂȘtements.
Mais dâautres sont des endroits noirs et sinistres, souvent dĂ©sespĂ©rĂ©ment surpeuplĂ©s. Les rĂ©sidents sont obligĂ©s de porter des uniformes spĂ©ciaux ou des badges indiquant leur statut dĂ©shonorant. Beaucoup de personnes y contractent des maladies et y meurent, pour ĂȘtre ensuite enterrĂ©s anonymement dans des fosses communes. Dans les annĂ©es 1750, Jonas Hanway, Ă©crivain et philanthrope anglais, enquĂȘte sur ces maisons et dĂ©couvre que le taux de dĂ©cĂšs des enfants dans les maisons de travail londoniennes est de 90% ! Certains pauvres prĂ©fĂ©raient mourir de faim dans la rue plutĂŽt que dâĂȘtre enfermĂ©s dans ces endroits lugubresâŠ
En tout cas, ces maisons de travailleurs sont bel et bien prĂ©sentes dans le jeu de Martin Wallace au travers des cartes Ă©ponymes dont lâeïŹet, sans surprise, est de vous dĂ©barrasser de plusieurs cubes de pauvretĂ©, mĂȘme si la rĂ©alitĂ© historique tend Ă dire que ces maisons avaient parfois pour but de seulement confiner la pauvretĂ© dans des endroits fermĂ©s, puisque la mendicitĂ© et le vagabondage ont Ă©tĂ© combattus avec sĂ©vĂ©ritĂ© pendant la pĂ©riode historique dans laquelle nous plonge le jeu.
Bien sĂ»r, ce ne sont pas les seules cartes qui vous permettront de faire baisser votre pauvreté⊠Beaucoup dâautres cartes reprĂ©sentent surtout le progrĂšs technique et les amĂ©liorations de la salubritĂ© publique, qui sans doute ont un eïŹet bĂ©nĂ©fique — mais indirect — sur la pauvretĂ©. En vrac et par exemple, le cimetiĂšre de Highgate, ouvert en 1839 et destinĂ© Ă lutter contre la propagation des maladies dĂ»e Ă la proximitĂ© des anciens cimetiĂšres du centre-ville. Ou de maniĂšre plus Ă©vidente la carte âĂ©goutsâ, qui symbolise bien cette amĂ©lioration des conditions de vie des Londoniens.
Jusquâau milieu du XIXe siĂšcle, la Tamise est un gigantesque Ă©gout Ă ciel ouvert qui favorise lâapparition des maladies et les Ă©pidĂ©mies, comme celles de cholĂ©ra. Les premiers projets pour un systĂšme d’Ă©gouts dignes de ce nom datent des annĂ©es 1700 mais le coĂ»t aura toujours rebutĂ© les gouvernements successifs, jusquâĂ cet Ă©pisode de lâhistoire de Londres quâon appelle âLa Grande Puanteurâ. Pendant lâĂ©tĂ© 1858, la chaleur est telle que lâodeur de la Tamise charriant les eaux usĂ©es est absolument insupportable, allant mĂȘme jusquâĂ empĂȘcher les dĂ©putĂ©s de siĂ©ger. Câest finalement ce qui dĂ©clenchera un chantier de grande ampleur confiĂ© Ă lâingĂ©nieur Joseph Bazalgette. Douze ans de travaux, des centaines et des centaines de kilomĂštres de tunnels, 318 millions de briques, 2,7 millions de mĂštres cubes de terre dĂ©placĂ©s et 670 000 mĂštres cubes de bĂ©ton feront de Londres une ville dotĂ©e dâun systĂšme dâassainissement moderne dont la qualitĂ© de construction lui permettra dâĂȘtre globalement toujours en bon Ă©tat au dĂ©but du XXIĂš siĂšcle.
En conclusion…
Comme souvent dans ses jeux, Martin Wallace montre dans Londres son amour pour les contextes historiques et les moteurs Ă©conomiques. Car dans Londres il faudra aussi trouver comment gagner de lâargent, car la reconstruction dâune aussi grande ville, ça nâest pas gratuit ! Lâhistoire transpire surtout par les superbes illustrations des cartes du jeu plutĂŽt que par les mĂ©caniques mises en Ćuvre, mais la pĂ©riode dĂ©crite sâĂ©tale sur un grand nombre de dĂ©cennies et une grande Ă©chelle, et chacune des cartes peut reprĂ©senter des projets de grande ampleur.
Toujours est-il que Londres propose de revivre une partie de lâhistoire de cette grande ville dâEurope et dâĂȘtre des architectes efficaces en sachant gĂ©rer sa main de cartes et surtout en trouvant le bon timing. Lorsqu’on y arrive, on a la satisfaction dâengranger des points de prestige qui mĂšneront peut-ĂȘtre Ă la victoire. Mais on peut aussi sombrer dans la spirale de lâendettement et de la pauvretĂ© galopante si nos projets dâurbanisme ne sont pas bien adaptĂ©s Ă nos quartiers.